Métiers de la santé · après le bac

Devenir kinesitherapeute

C'est la profession de santé dont les voies d'accès sont les plus nombreuses — et la seule où le coût des études peut varier considérablement selon l'institut. Ces deux paramètres se vérifient avant de formuler ses vœux, pas après.

Plusieurs portes d'entrée

L'accès aux instituts de formation se fait après une première année universitaire, et plusieurs voies sont admises selon les instituts.

La première année commune aux études de santé — parcours spécifique ou licence avec option accès santé — en est une. Mais plusieurs instituts recrutent aussi à partir de licences scientifiques : sciences et techniques des activités physiques et sportives, sciences de la vie.

Chaque institut définit les voies qu'il accepte et le nombre de places réservées à chacune. C'est une information à vérifier institut par institut, car elle change la stratégie de candidature du tout au tout.

Un candidat qui vise ce métier a donc intérêt à identifier tôt les instituts accessibles géographiquement et à lire leurs modalités d'admission avant de choisir sa première année.

La question du coût

Elle est propre à cette profession et mérite d'être posée franchement.

Les instituts publics appliquent des frais proches de ceux de l'université. Les instituts privés, nombreux dans cette filière, pratiquent des frais de scolarité annuels d'un tout autre ordre, sur plusieurs années.

L'écart cumulé sur la durée de la formation est considérable, et il constitue de fait un critère de sélection sociale que peu de familles anticipent.

Des aides existent — bourses, aides régionales, dispositifs de certaines collectivités qui financent en échange d'un engagement à exercer sur leur territoire. Se renseigner tôt sur ces dispositifs fait partie de la préparation.

La formation et le métier

Le cursus en institut combine sciences fondamentales, sciences de la rééducation et une part importante de stages cliniques.

  • Anatomie et physiologie approfondies, avec une exigence de mémorisation élevée.
  • Biomécanique : comprendre le mouvement et ses contraintes.
  • Techniques de rééducation : gestes, mobilisations, exercices thérapeutiques.
  • Stages cliniques dans des terrains variés : hôpital, centre de rééducation, cabinet, sport.
  • Pratique physique : le métier est physiquement engageant, et la formation le prépare.

Les univers d'exercice

Ils sont bien plus variés que l'image du cabinet de ville, et ils correspondent à des quotidiens différents.

Le cabinet libéral est l'exercice le plus répandu : suivi de patients sur des séries de séances, pathologies variées, relation de long terme, et gestion d'une activité indépendante.

La rééducation en centre spécialisé concerne des situations lourdes — neurologie, traumatologie sévère, amputations — avec un travail en équipe pluriprofessionnelle et des progrès qui se mesurent sur des mois.

S'y ajoutent la pédiatrie, la gériatrie, la kinésithérapie respiratoire, le sport de haut niveau et l'exercice hospitalier. Ces spécialisations se construisent par la formation continue et l'expérience.

Ce que le métier demande physiquement

C'est une dimension à considérer sérieusement, parce qu'elle détermine la longévité dans le métier.

Le travail suppose des postures contraignantes, des mobilisations de patients parfois lourds, et une sollicitation permanente des mains, des épaules et du dos.

Les praticiens qui durent sont ceux qui prennent au sérieux leur propre prévention : organisation du poste de travail, alternance des types de prise en charge, entretien physique personnel.

C'est aussi ce qui explique la fréquence des réorientations en cours de carrière vers l'enseignement, l'encadrement ou des spécialisations moins exigeantes physiquement.

Questions fréquentes

Faut-il passer par la première année de santé ?

Pas nécessairement. Plusieurs instituts recrutent aussi à partir de licences scientifiques, notamment sciences et techniques des activités physiques ou sciences de la vie. Chaque institut définit ses voies d'accès.

Les études sont-elles payantes ?

Cela dépend de l'institut. Les instituts publics appliquent des frais proches de ceux de l'université ; les instituts privés pratiquent des frais annuels d'un tout autre ordre, sur plusieurs années.

Faut-il être sportif ?

Ce n'est pas exigé, mais le métier est physiquement engageant : postures contraignantes, mobilisations, sollicitation des mains et du dos. Une bonne condition physique aide à durer.

Peut-on se spécialiser ?

Oui, par la formation continue et l'expérience : pédiatrie, gériatrie, respiratoire, neurologie, sport. Ces spécialisations se construisent après le diplôme.

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