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IA et apprentissage : ce qu'il faut vérifier avant de confier des devoirs à un outil

Les outils d'apprentissage assistés par intelligence artificielle se sont multipliés, et leur promesse est toujours la même : s'adapter à l'élève. Cette promesse est vérifiable, à condition de savoir sur quoi porter le regard.

Une précision d'abord : qui écrit cette page

Klixo, éditeur de ce site, propose un service d'aide aux devoirs utilisant l'intelligence artificielle. Cette page ne peut donc pas prétendre comparer les offres du marché de façon neutre, et elle ne le fera pas.

Ce qu'elle peut faire, en revanche, est utile : exposer les critères sur lesquels une famille devrait évaluer n'importe quel outil de ce type, y compris celui-ci. Ces critères sont vérifiables par l'utilisateur lui-même, sans avoir à faire confiance à qui que ce soit.

Les six critères qui comptent

Ils s'appliquent à tout outil d'apprentissage assisté par intelligence artificielle, quel que soit son éditeur.

  • **L'exactitude** : les corrections sont-elles justes, et que se passe-t-il sur un énoncé ambigu ou erroné ?
  • **L'alignement sur le programme** : les notions correspondent-elles à ce qui est enseigné au niveau de l'élève ?
  • **L'explication** : l'outil donne-t-il la réponse ou le chemin qui y mène ?
  • **Les données personnelles** : que collecte-t-il, où sont hébergées les données, combien de temps sont-elles conservées ?
  • **Le contrôle parental** : la famille voit-elle ce que l'enfant a demandé et ce qui lui a été répondu ?
  • **L'effet sur l'autonomie** : l'élève progresse-t-il, ou se contente-t-il d'obtenir un résultat ?

Le risque principal n'est pas l'erreur

L'inexactitude occasionnelle d'un outil d'intelligence artificielle est un problème réel, et elle justifie de vérifier les réponses sur les sujets qui comptent. Ce n'est pourtant pas le risque le plus sérieux.

Le risque principal est l'effacement de l'effort. Un élève qui obtient immédiatement une réponse correcte et bien expliquée peut avoir le sentiment d'avoir compris sans avoir jamais produit le raisonnement lui-même. La sensation d'apprentissage est là ; l'apprentissage, non.

C'est ce qui distingue un usage utile d'un usage nuisible. Un outil qui fait produire à l'élève une tentative avant de commenter, qui pose une question au lieu de donner la réponse, qui redemande la même notion trois jours plus tard, travaille dans le bon sens. Un outil qui résout à la place de l'élève travaille contre lui.

Les règles d'usage à poser à la maison

Le cadre familial compte davantage que le choix de l'outil. Quatre règles simples suffisent à orienter l'usage.

  1. L'élève tente d'abord seul, et n'ouvre l'outil qu'après une tentative écrite.
  2. L'outil explique, il ne rédige pas : ce qui est rendu au professeur est écrit par l'élève.
  3. Une vérification hebdomadaire de ce qui a été demandé, sans en faire un interrogatoire.
  4. Un temps d'usage borné, comme pour tout écran, et jamais juste avant le coucher.

Ce qu'aucun outil ne remplace

L'intelligence artificielle traite bien les difficultés d'exécution : une règle mal appliquée, un calcul mal posé, une notion non comprise. Elle traite mal, ou pas du tout, les difficultés d'engagement.

Un élève qui ne travaille pas parce qu'il a perdu confiance, parce qu'il s'ennuie ou parce que quelque chose ne va pas ailleurs, ne sera pas remis en route par un outil, aussi bon soit-il. Ce type de difficulté demande un adulte disponible, et parfois un professionnel.

Savoir distinguer les deux situations évite d'attendre d'un outil ce qu'il ne peut pas donner, et de conclure à tort qu'il ne sert à rien.

Questions fréquentes

L'IA peut-elle remplacer un professeur particulier ?

Elle traite efficacement les difficultés d'exécution, à toute heure et à moindre coût. Elle ne traite pas les difficultés d'engagement ou de confiance, qui supposent une relation avec un adulte.

Comment vérifier qu'un outil donne des réponses justes ?

En lui soumettant des exercices dont on connaît la correction, et en observant comment il réagit à un énoncé comportant une erreur. Un outil qui valide une erreur manifeste doit être utilisé avec précaution.

Quelles données personnelles sont collectées ?

Cela varie selon les services et doit figurer dans leur politique de confidentialité : nature des données, lieu d'hébergement, durée de conservation, destinataires. C'est une lecture de cinq minutes, et elle est légitime.

À partir de quel âge un enfant peut-il utiliser ces outils ?

Cela dépend moins de l'âge que de l'accompagnement. Plus l'enfant est jeune, plus l'usage doit être partagé avec un adulte, et plus il est utile de vérifier ce qui est demandé et ce qui est répondu.

En conclusion

Évaluer un outil d'apprentissage assisté par intelligence artificielle ne demande pas de comparatif : six critères et deux tests que l'on fait soi-même suffisent. Le cadre d'usage posé à la maison compte, lui, davantage que le choix du service.

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